La chèvre de Monsieur Seguin, conte d’Alphonse Daudet
mis en musique par Olivier Penard
Je ne vous apprends rien si je vous dis que j’ai des enfants. Comme tous les enfants, ils vont à l’école (oui oui, même les miens). Et comme tous les enfants qui vont à l’école, ils ont des sorties culturelles. Et comme je suis une gentille maman, j’accompagne souvent les enfants (en fait, c’est pour assouvir mes besoins d’autoritarisme et de tyrannie en me servant des mioches pour me soulager mais chut, faut pas le dire). La semaine dernière, c’était vers une salle polyvalente de la banlieue d’Avignon que la sortie culturelle nous a emmenés. Super top glamour. Et pour aller voir la Chèvre de Monsieur Seguin… top glam too.
En bref : Tout le monde connait la chèvre de Monsieur Seguin… non ? Mais si ! Vous savez, cette andouille qui croit que la liberté n’a pas de prix, pas même celui de sa vie. Qui va quémander puis obtenir une sortie dans les alpages sous réserve de rentrer au son de la trompe, qu’elle n’entendra bientôt plus grisée qu’elle est par l’herbe douce et la brise fraiche… L’histoire de cette abrutie qui va de ce fait rencontrer le loup à la tombée de la nuit, puis perdre poils et suée dans une lutte acharnée qui la verra mourir au petit matin, avec pour seul contentement celui d’avoir tenu peut être aussi longtemps que la chèvre écervelée qui l’avait précédée. Ayé ? remis ? Ben voilà, ce conte a été adapté en musique, il y a une dizaine d’années.
Le plus : C’est beau. Vibrant, vivant, poétique et dramatique. J’ai beaucoup aimé, et tout particulièrement cette envolée lorsque la chèvre découvre la prairie, c’était magique. L’orchestre était de toute beauté, la musique vraiment bien écrite, et les explications de l’utilisation des instruments pour tel ou tel protagoniste ou émotion à faire passer, au début de la pièce, bien trouvée : le chef d’orchestre a su faire passer les informations avec humour et patience. Un bon moment. Et pis le compositeur est pas mal du tout, en plus d’être ouvert et sympa…
Le moins : Faut pas aller écouter un conte qui parle d’une mise à mort sur fond de musique classique avec des enfants. Je ne sais combien de classes de je ne sais combien d’écoles, forcément, ça en fait des “chuuuut”, “rassieds-toi”, arrête de bouger”, “tais-toi”, “tu te retiens c’est bientôt fini”, “mais tu vas la fermer ta grande gueule oui !”, bref… sans les mômes, lesquels pour la plupart, à la fin de la représentation, nous ont informées (nous les instits et mamans) qu’ils s’étaient royalement ennuyés… ça aurait été plus sympa ! Oui, SMIP un jour, SMIP toujours !
Mais comme je suis aussi maman sous mon costume de SMIP, je profite du billet pour souhaiter un superbe anniversaire à mon grand qui a neuf ans aujourd’hui, qui faisait partie de la charrette de la sortie, et qui a apprécié ce qu’il est allé voir, lui (ça c’est bien mon fils !).
Et parce qu’il aime vraiment beaucoup :



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