Playing for change… one love

Posted 20 juin 2009 by plumevive
Categories: Musique, Images et Mots

Tags: , , , , ,

Des explications ? c’est ici… mais c’est en anglais.

Parce qu’il ne faut parfois pas grand chose pour faire changer le monde…

Rendez-vous la semaine prochaine pour une autre reprise tirée du mouvement.

La brève du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Posted 19 juin 2009 by plumevive
Categories: Brèves du vendredi

Tags: , , , , ,

Il est des choses qui ne durent pas éternellement… tout comme les personnes… Je te dédicace ce petit mot, toi qui vois la vie tourner une autre page sur toi, qui subis la vieillesse comme d’autres subissent la pauvreté, inéluctable, véritable bourbier dont on ne sort pas indemne… et c’est peu de le dire.

A toi, qui a bercé quelques années de ma vie, toujours été présent, matériellement comme affectivement et qui restera a jamais gravé dans mon coeur comme l’un des hommes les plus astucieux et courageux de la terre.

Bonne fin de vie…

Impromptus : 5 couleurs ou plus

Posted 18 juin 2009 by plumevive
Categories: Les Impromptus

Tags: , , , , , , ,

A la une, au clair de lune, couleur de dune, tour à tour ocre et brune…

A la deux, au clair de feu, couleur des cieux, d’orange à bleu…

A la trois, en brume de toi, couleur de moi, fleur de soufre à brou de noix…

Consigne : montrez-nous que vous voyez toujours la vie en rose même si vous avez le blues ! Envoyez-nous un texte en vers ou en prose dans lequel vous insérerez le plus de couleurs possibles (5 au minimum).

Impromptus : Anniversaire

Posted 16 juin 2009 by plumevive
Categories: Les Impromptus

Tags: , , , , , , ,

Elle était là, devant moi, dans ses petites bottes noires à coccinelles rouges toutes neuves, étrennées pour faire face à la tempête qui s’annonçait. Les mains derrière le dos, dandinant des fesses au rythme de son impatience, elle scrutait le gâteau d’anniversaire avec des yeux gourmands. La voir, pleine de couleurs, dans cet univers stérile et monochrome réchauffa un peu mon cœur. Bien sûr, la vue de ma fille me faisait toujours le même effet, un ravissement sans bornes et plein d’amour. Simplement, ce jour-là, il y avait un petit quelque chose de plus. Les lieux, certainement.

Son père alluma les bougies, une à une, de la première à la trentième, puis s’éloigna des flammes qui vacillaient doucement. Un gâteau aux allures virginales, parfaitement accordé aux murs de ma chambre, blancs. Les bougies rouges qui le surplombaient me rappelèrent les bottes de ma puce, toujours impatiente à l’idée de chanter l’hymne du jour, de m’aider à souffler les bougies, de m’offrir le présent maladroitement caché sous son manteau.

Un “joyeux anniversaire” et un “happy birthday” plus tard, selon le rituel familial, il fut temps d’en finir avec les lumières joyeuses. Ce n’est évidemment pas moi qui ai réussi à les éteindre, ces bougies, non, pas avec la pathologie qui m’avait menée dans cet endroit sordide pour un anniversaire. Mais ma puce avait œuvré avec toute la puissance de sa jeunesse, toute la gaieté de son insouciance, et avait formidablement accompli la tâche qui m’incombait initialement.

D’un air malicieux, elle me glissa un énième “joyeux anniversaire” dans un souffle, en me tendant son petit paquet emballé par ses soins, d’un pétillant papier crépon rouge. Mes mains fébriles l’attrapèrent avec toutes les forces qui leur restaient. Ce petit paquet rouge représentait plus qu’un cadeau de ma fille. Il représentait le dernier cadeau de ma fille. Le temps n’était plus, n’existait plus. Aucun donneur à l’horizon, et mon corps s’impatientait. Dix pour cent de chances d’être encore là l’année prochaine. Dix pour cent… c’est-à-dire presque aucune.

J’ouvris la petite boite en carton qui était dissimulée dans le papier crépon rouge et mon cœur, comme il le ferait au sens propre dans peu de temps, s’arrêta de battre. Un minuscule cœur rouge était niché dans un écrin de paille aussi blonde que ma fille. Un cœur aussi rouge que ses joues réchauffées par la chaleur des radiateurs de ma chambre. Un petit cœur en pâte à modeler aux contours si nets, qu’il semblait avoir été ciselé par des mains d’orfèvre.

- Tiens maman, comme les médecins t’en trouvent pas, je t’en ai fabriqué un, moi, de cœur.

La brève du vendredi (dont tout le monde se fout mais quand même)

Posted 12 juin 2009 by plumevive
Categories: Brèves du vendredi

Tags: , , , , , , ,

Ma vie ressemble à un vrai téléfilm soporifique de la 6 par un bel après midi de jour de semaine… du harcèlement, des menaces, des déchirements, des revirements de situation, des enfants ballotés, des mots plus hauts que les autres, de la folie à l’état pur, vécue comme un amour inconditionnel d’un principe élevé au rang de dogme, une issue qui n’en est pas une, des épreuves à venir, beaucoup d’épreuves… Je voudrais les savoir en sécurité, sereins, tranquilles, équilibrés, mais c’est un souhait plus qu’une réalité aujourd’hui.

Mon petit coeur de maman saigne, celui de la femme-objet est sec depuis bien longtemps, mais l’instinct maternel qui m’habite fait en sorte que je ne me leurre pas : ils vont souffrir. Et comme il faut. Merci à toi, de nous faire traverser cet enfer. Merci de nous donner goût à une vie bien meilleure pour après. Je vais prendre soin de mon coeur de femme aimée, histoire de rééquilibrer les niveaux. Merci à Toi, de prendre soin de moi.

Un peu de quiétude pour tout le monde… ça nous fera pas de mal, pas vrai ?